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NEWSLETTER AUTOMNE 2009

NEWSLETTER DE L'AUTOMNE 2009

 

« Ta plus grande limite ne provient pas de ce que tu es, mais de ce que tu crois que tu n’as pas ou que tu n’es pas»

Bonjour à chacun et chacune d’entre vous,

Nous voici arrivés dans la saison de l’automne.
Dans le cycle de la nature l’équilibre se fait entre les jours et les nuits….

Tout se pose, les couleurs deviennent chatoyantes, les derniers fruits mûrs se détachent des arbres.

C’est la préfiguration d’un temps de repos, de détente, de paix, où les formes extérieures s’effacent progressivement devant la vie intérieure.

Plus nous avancerons dans la saison, plus nous assisterons au déclin de la lumière et de la chaleur et à l’allongement des nuits, période propice à un travail intérieur.

Dans la nature, les moissons sont terminées et les blés sont engrangés pour l’hiver.

Nous avons récolté le fruit de nos semences et symboliquement pour l’être humain, la saison est propice pour aller contacter nos valeurs, résultat de tout ce que nous avons semé dans notre vie.

Je vais cette saison vous conter une histoire :

 

Hermine habitait un village de l’autre côté des eaux tumultueuses, là où personne ne s’aventurait jamais.

Oh, ce n’est pas tout à fait exact.

Il y a bien longtemps, Hermine était alors une toute petite fille, les hommes de son village avaient trouvé sur la rive du fleuve, une jeune femme échouée, épuisée et grelottante. Elle avait une longue chevelure dorée et était d’une très grande beauté.

Le chef du village réunit le Conseil des Sages sur le champ : l’évènement semblait grave.

Les femmes s’affairaient jour après jour, à donner leurs soins à celle que tout le monde appela bientôt « la déesse du fleuve ».

Personne ne comprenait son langage, ce qui renforça l’idée qu’il s’agissait certainement  d’une créature divine.

Dans sa mémoire d’enfant, Hermine ne se souvient plus du temps que passa cette déesse parmi son peuple, mais un jour d’automne a marqué son cœur à tout jamais :

Alors qu’elle était affairée à piler des graines de Kalokak pour la confection de la galette  du repas, la fille du Soleil (c’est ainsi qu’Hermine l’avait surnommée)  s’approcha et s’accroupit près d’elle. Elle passa là un long moment à lui verser les graines dans son creuset. Parfois leurs mains s’effleuraient et Hermine sentait son cœur battre à 100 à l’heure dans sa poitrine. Elle n’avait jamais vu tant de beauté et tant de douceur.

Puis la « fille du soleil » se releva, lui caressa la tête et l’enveloppa d’une étole qu’elle portait sur son dos.

Peu de temps après, la Déesse partit faire sa promenade vers le fleuve et personne ne la revit plus.

Certains dirent qu’elle était retournée à l’Eau mais Hermine avait entendu chuchoter son père avec le chef du village et avait entendu quelques bribes de leur conversation : « un mystérieux grand oiseau de tonnerre serait venu rechercher la déesse et l’amener loin dans le ciel ».

« Elle est certainement retournée vers le soleil » se dit Hermine dans son for intérieur.

La vie au village reprit son cours.

Hermine grandit mais ne quittait jamais son étole divine.

Plusieurs années passèrent. Elle était maintenant devenue une belle jeune femme.

C’est alors que le malheur frappa le village : l’Eau ne tomba plus du ciel. La sècheresse fit son apparition et la nourriture allait bientôt manquer.

Le Conseil des Sages fut à nouveau réuni.

Les hommes les plus courageux furent envoyés en mission pour demander de l’aide à la déesse de l’Eau.

Mais hélas, aucun ne revint. Personne n’arrivait jamais à traverser les  eaux tumultueuses du fleuve.

La situation s’empirait. Les enfants étaient de plus en plus faibles. La petite sœur d’Hermine tomba malade.

Ce fut cet évènement qui décida Hermine à agir : elle alla voir le chef du village et lui dit :

« Je vais sauver notre peuple »

Son ton était si ferme, si déterminé qu’elle ne rencontra  aucune résistance de sa part.

Elle couvrit sa tête de l’étole divine et se dit :

« Cette étole va me protéger et  me  relier à la Déesse. Je vais me laisser guider ».

Dans sa quête elle dut traverser  de multiples épreuves et  affronter ses peurs qui reprenaient le dessus de temps en temps.

Elle dut d’abord  traverser la sombre forêt, domaine des loups. Pour la 1ère fois  de sa vie elle avança , son objectif en tête,  bien décidée à ne pas écouter ce sentiment. Elle passa devant le chef de la meute, la tête haute, sans ralentir le pas  et à sa grande surprise, celui-ci leva  la tête vers le ciel et lança un long cri vers la Lune.

« Curieux » se dit  Hermine, « cela ressemble plutôt à un appel qu’à une menace ».

Forte de son expérience, elle continua son chemin.

A l’aube, la voilà près du fleuve. Elle y trouva une embarcation abandonnée, certainement seul  témoin  d’une tentative de traverser  échouée.

Hermine gardait en tête la certitude de la protection de la fille du Soleil et c’est avec cette pensée qu’elle affronta les eaux du fleuve.

Cela dura longtemps : plusieurs lunes, puis Hermine arriva dans une paisible clairière. Elle était épuisée mais en même temps remplie d’une nouvelle force intérieure.

Elle resta dans cet endroit tout le temps qu’il lui sembla nécessaire.. Elle y trouva une petite grotte où elle aimait s’asseoir et contempler la nature environnante.

Peu à peu la paix s’installait en elle. Une paix profonde, inébranlable, une nouvelle énergie. Pour la première fois elle était en contact avec sa propre lumière. Plus elle descendait en elle, et plus elle ouvrait sa conscience.

Un matin, alors qu’elle se recueillait (c’est le mot qu’elle employait), elle comprit.

Elle comprit que c’était sa détermination qui lui avait fait vaincre tous les obstacles ; qu’il était inutile de continuer une quête vers une déesse qu’elle ne rencontrerait certainement jamais car c’était sa croyance d’être protégée qui l’avait épargnée.

Elle comprit que si elle faisait face à ses peurs, tout lui était possible…. Et qu’elle recevait exactement ce qu’elle avait demandé.

Forte de cette révélation, elle entreprit le chemin de retour vers son village. Il lui sembla beaucoup plus facile, plus lumineux et elle vécut les obstacles comme autant d’expériences à grandir.

Comme elle accostait sur la rive du fleuve, la pluie se mit à tomber abondamment.

Hermine fut reçue à bras ouverts dans son village. Sa petite sœur dansait sous la pluie.

Le chef du village se sentait vieillir et réunit une dernière fois le Conseil des Sages. Hermine y fut conviée. Le chef reconnut en elle son digne successeur.

Une fête fut donnée en son honneur.

Et depuis ce jour-là , Hermine vit heureuse parmi les siens, se servant de son expérience pour encourager  ses enfants et chaque personne qu’elle côtoie, à ne jamais perdre de vue leur vraie valeur et leurs ressources intérieures.

 

Ce conte vous a plu ? Et vous, vous donnez-vous votre vraie valeur ?  

Je vous souhaite un très bel automne, riche de  ressourcement intérieur

Mes plus belles pensées vous accompagnent sur ce chemin.
Michèle

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